Troisième et dernière grossesse

J’ai toujours voulu 3 ou 4 enfants. Avant d’avoir des enfants, c’est surtout la peur de vieillir (et quoi de mieux que des enfants pour se sentir vivant!) et de me retrouver seule quand je serai âgée qui me motivaient. Puis j’ai eu mon premier enfant et j’ai découvert ce pour quoi j’étais faite : être maman. Le rôle de ma vie. J’adore être maman, m’occuper de mes enfants. Jusqu’à récemment je disais aussi adorer être enceinte. Et je trouvais tellement triste quand des femmes me disaient qu’elles ne referaient pas d’enfants, qu’elles vivaient leur dernière grossesse. Je ne pouvais pas me dire qu’un jour je vivrai ma dernière grossesse. Et pourtant, cette troisième grossesse sera ma dernière.

Comme je vous le racontais dans mon bilan du premier trimestre, j’ai vraiment été malade ces trois derniers mois. Je ne sais pas si j’ai été plus malade que pour mes grossesses précédentes mais ce qui est sûre c’est que j’ai beaucoup plus mal vécu ce premier trimestre (surement le fait d’avoir deux enfants en bas âge). Si bien que j’en suis arrivée au constat que je déteste être enceinte. Écrire ça pendant le 2ème trimestre sonne un peu faux, car c’est le trimestre où je me sens mieux, j’ai un regain d’énergie, mon ventre est bien visible, je suis fière de le mettre en valeur et actuellement je suis heureuse d’être enceinte ! Mais je sais qu’au 3ème trimestre, le son de cloche sera différent. Sur 9 mois, je suis bien 3 mois et encore « bien » est un grand mot : je peine déjà à respirer, j’ai des douleurs aux ventres, dans le nerf sciatique, je fais pipi souvent et j’ai des insomnies!

Je dois me rendre à l’évidence. Plus on vieillit et surtout plus on a d’enfants, plus une grossesse est difficile à vivre. Ce premier trimestre, mes enfants ont dû subir mon alitement (je passais mon temps allongée), ma fatigue, mon manque de patience, mon moral en berne, alors qu’ils n’ont rien demandé. C’est très bien de vouloir agrandir la famille, mais je ne veux pas que ça se fasse au détriment de mes enfants. Ils sont jeunes, ils ont besoin de leur maman en forme et qui ne leur crie pas dessus parce qu’elle est exténuée (ou qu’elle avait envie de vomir). Et c’est valable aussi après la grossesse. Le quotidien avec deux enfants en bas âge n’est pas toujours évident. Bientôt ils seront trois, ça va être encore plus sport. On va donc éviter de se mettre encore plus en difficulté avec un quatrième. J’ai donc décidé que cette troisième grossesse serait la dernière.

A ma grande surprise, je n’ai pas été triste en me disant ça, alors que j’avais toujours pensé que je le vivrais mal. Le fait d’être au bout de ma vie quand j’ai pris cette décision a surement aidé! Je ne voulais plus jamais revivre cette situation! Mais au-delà de ça, je me sens en harmonie avec cette idée. Avec deux enfants, je sentais que ma famille n’était pas encore au complet. Alors que là je me projette beaucoup dans cette future vie à 5 avec nos 3 enfants et elle me convient. Je sens que c’est le juste équilibre.

En terme de logistique, 3 enfants c’est bien aussi car ça ne nécessite pas de gros chamboulements et investissements.

  • Pas besoin de changer de voiture (surtout qu’on en a pas les moyens).
  • Pas besoin de déménager (même si j’aimerai bien) : Mila et Taïs partageront la chambre actuelle de Mila et la chambre de Taïs qui ne peut accueillir qu’un enfant (on pourrait mettre un lit superposé mais il ne resterait vraiment quasiment plus de place) sera la chambre du bébé.
  • Pas besoin de racheter une poussette : bébé ira dans la poussette, Taïs à l’arrière sur la planche à roulette avec siège et Mila marchera.
  • Pas besoin de me faire pousser un bras : quand on est à pied, bébé dans l’écharpe et un enfant à chaque main. Quand on fait un câlin collectif, bébé devant et un enfant dans chaque bras.

3, c’est le bon compte !

Et je vais pouvoir tourner cette page de la maternité. Je m’explique. Pendant près de 4 ans (8 si l’on prend en considération mon parcours pour avoir Mila), j’ai dédié mon corps à mes enfants : les porter (en moi), les allaiter (sans compter mes cheveux qu’ils se attribués 😉 Cela va encore être le cas pour les deux années à venir (le temps de mon allaitement). L’idée de tourner cette page définitivement me parait finalement plutôt agréable. Je vais enfin pouvoir me réapproprier mon corps de femme et reprendre ma ma vie de femme en main. Après Mila, je savais que je referai un enfant rapidement, après Taïs aussi (même si j’envisageais un écart un peu plus important). Je ne voyais donc pas l’intérêt de trop me prendre la tête avec une activité sportive, de perdre mon temps à remuscler mon corps alors que je savais que d’ici quelques mois il serait à nouveau transformé. Après je suis d’accord que c’était possible. Mais c’est vrai que j’ai aussi du mal à faire plusieurs choses en même temps et j’étais pleinement investie dans mon rôle de maman. Toute mon énergie y passait. Encore plus quand il y a eu Taïs. Autre exemple : les sous-vêtements ! J’ai allaité de novembre 2015 à octobre 2018 avec une pause de 4 mois. J’ai donc porté des soutiens-gorges d’allaitement, qui ne sont franchement pas des plus sexy. A un moment, quand j’en ai eu marre et que j’ai eu besoin  de soutiens-gorges avec plus de maintien et rembourrage (vive les gants de toilettes!), j’ai porté des soutifs avec des bretelles amovibles. Cela fait donc des années que je n’ai quasiment pas renouvelé ma collection de sous-vêtements (si ce n’est en soutiens-gorges pour allaiter). Donc là après l’allaitement de bébé, je vais pouvoir jeter tous mes anciens sous-vêtements et me racheter de beaux ensembles! C’est tout bête mais ça fait plaisir. Quand on allaite, on doit aussi adapter ses tenues. Par exemple, je ne portais pas de robe. Ça, je ne suis pas certaines d’en porter énormément non plus après mon prochain allaitement, à moins de retrouver un ventre plat. Mais ça n’est pas dans ma nature donc je ne me fais pas trop d’illusions. Mon corps va arrêter de faire le yoyo. Surtout que j’ai tendance à prendre pas mal de poids enceinte mais à reperdre encore plus après. Ça fait donc des grosses fluctuations. Et la tonicité du corps en prend un coup ! D’ailleurs, j’ai prévu après la naissance de bébé, de m’inscrire à un sport (j’aimerai faire de la danse latine). En plus de faire du bien à mon corps, je pense aussi que ça me fera du bien.  Depuis que j’ai mes enfants, je m’accorde très peu de moments pour moi et forcément il y a des moments où j’étouffe, j’ai envie de temps pour moi et ils en pâtissent un peu par mon manque de patience. Là au moins ça me fera un temps pour moi, pour décompresser. Pour cette troisième maternité, je voudrais trouver un meilleur équilibre entre ma vie de maman et ma vie de femme, en sortant d’avantage sans les enfants, en nous octroyant plus de temps avec mon conjoint. Mon problème c’est que je suis souvent pleine de bonnes intentions mais je les mets rarement en pratique ! On verra donc ce que ça donnera.

Pour vous dire que je suis dans l’optique de vivre ma dernière grossesse, j’ai décidé de ne quasiment pas investir dans des habits de grossesse. Pour mon anniversaire, j’avais envie de tenues printanières, mais je ne voulais pas investir dans des habits de grossesse que je ne mettrai que quelques mois. J’ai donc cherché des vêtements adaptés à ma morphologie actuelle et que je pourrais remettre au printemps prochain et j’ai réussi à en trouver. Je suis donc ravie. J’ai aussi dit à mon conjoint que dès qu’on connaitrait le sexe du bébé, je vendrai tous nos cartons de vêtements du sexe opposé. Je vous avoue qu’en écrivant ces lignes, j’ai la larme à l’œil. Ça me fait quelque chose de repenser à ces vêtements sur Mila et Taïs quand ils étaient tout petits et de me dire qu’ils ne seront plus jamais porter par un de mes enfants. On fera ça quand j’en aurai à nouveau marre de la grossesse car au bout de ma vie !

C’est vrai que là de me sentir mieux, j’ai dit à mon conjoint « j’aurai presque envie d’en faire un quatrième ». Lui, je peux vous dire qu’il ne s’est pas senti bien!!!

Pour le moment, je veux profiter de cette parenthèse dans ma vie de femme, ce privilège de porter et donner la vie. Je vais vivre cette grossesse comme si c’était la dernière, car c’est très probable que ce le soit. Du moins je vais essayer. Je vous avoue que je culpabilise beaucoup car je prête très peu d’attention à ce petit être qui grandit en moi. Déjà pour Taïs, je me souviens avoir beaucoup moins bichonné mon ventre (caresser, parler) que pour Mila. Mais là, je le fais encore moins. Il faut vraiment que je ralentisse et prenne plus de temps pour moi et le bébé.

Et vous, vous avez prévu de vous arrêter à combien d’enfants ?

 

 

2 réflexions sur “Troisième et dernière grossesse

  1. Une grossesse avec deux enfants en bas âge c’est sur que ça doit être encore plus dur ! Sois aussi bienveillante avec toi que tu l’es avec tes enfants, c’est important !
    Moi idéalement j’en voulais trois et le papa deux. Mais là avec notre petite pile électrique d’un an et demi qui commence à affirmer son caractère, on se dit que deux ce sera déjà suffisamment fatigant ! Je trouve les famille avec trois enfants vraiment magnifiques mais je pense que nous n’aurons pas le courage et que nous nous arrêterons à deux !

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