Retour d’expérience sur 3 ans d’allaitement

En cette Semaine Mondiale de l’allaitement maternelle (SMAM), je ne pouvais pas ne pas partager mon expérience en matière d’allaitement. D’autant que je viens de passer ces trois dernières années (avec une pause de 4 mois) à allaiter mes enfants. Retour sur mon parcours de mère allaitante : un parcours du combattant mais qui vaut la peine d’être vécu !

Allaiter ou pas ? Dans les deux cas, vous serez critiquée, donc faites comme vous le sentez.

Un des premiers argument en faveur de l’allaitement et qui est véridique est que c’est meilleur pour la santé du bébé. En effet, l’allaitement maternel est la meilleure façon de fournir aux nourrissons les nutriments nécessaires à sa croissance. L’OMS (Organisation mondiale de la Santé) recommande l’allaitement maternelle exclusif pendant les 6 premiers mois et de le poursuivre ensuite en complément d’autres éléments nutritifs jusqu’à l’âge de 2 ans. Pour ma part, c’est un des arguments qui m’a amené à allaiter. Avant d’être enceinte, je vous avoue que je ne pensais même pas allaiter. Pourquoi ? D’après mon conjoint, qui était plutôt favorable à l’accouchement, je craignais que mes seins ressemblent à des gants de toilette! Et effectivement c’est le cas ! Mais voilà, j’ai eu beaucoup de mal à avoir ma fille et donc quand je suis tombée enceinte j’ai voulu le meilleure pour elle.

Ensuite, la bienséance voudrait qu’on allaite son enfant. On apparait tout de suite comme une bonne mère. On donne de soi (littéralement) à son enfant, on s’investit, sacrifie de son temps (ba oui, bébé a faim, fatiguée ou pas, pas le choix que de lui donner le sein, personne ne peut le faire à votre place). On va féliciter une mère qui allaite, car ce n’est pas la généralité, alors qu’une mère qui donne le biberon, pas de quoi en faire tout un plat. Elle a choisi la facilité! Alors personnellement pour le peu de biberons que j’ai donné avec mon lait maternelle, j’ai trouvé que ce n’était pas simple du tout et cela demandait une sacré organisation. Avoir du lait en poudre, de l’eau, de quoi chauffer la nuit ou quand on sort, laver les biberons, stériliser. Je ne suis pas certaine que ce soit la facilité qui motive à ne pas allaiter. En terme de « logistique », je trouve beaucoup plus simple d’allaiter. On a toujours sur soi de quoi nourrir bébé, où qu’on aille et à n’importe quelle heure. Après les conditions pour le faire dans les espaces publics sont loin d’être optimales. Si je trouve qu’en terme de logistique allaiter est plus pratique, je n’irai pas jusqu’à vous dire qu’allaiter est simple. Car je peux vous dire que j’ai galéré ! Je vous en reparle après.

S’il est bien vu d’allaiter son enfant, en revanche attention, il ne faut surtout pas allaiter trop longtemps. Dépassé les quatre premiers mois, vous commencerez à entendre les critiques fusées. Et attention même dès le début, c’est préférable d’allaiter mais rien n’est prévu pour dans les espaces publics. Donc à vous de vous débrouiller pour donner le sein à votre enfant sans gêner qui que ce soit ! Pour ma part, je n’ai jamais eu aucun problème pour nourrir mes enfants où que ce soit (restaurant, plage, parc…), mais après c’est vrai qu’étant pudique et ne voulant pas gêné les gens (à tort d’ailleurs car je ne fais que nourrir mon enfant, si ça les gêne à eux de détourner le regard), je cachais mon sein au maximum avec mes habits. Comme je vous disais passé les 4 mois, moment où l’on peut diversifier l’alimentation de bébé, on commence à entendre « il doit en avoir marre du lait! ». Il faut savoir que le lait maternel change de goût selon votre alimentation. Donc si la texture reste liquide, les saveurs sont diversifiées. Pour ma fille j’ai commencé la diversification à 5 mois (et 1 semaine!) et pour mon fils à 6 mois. Pour mon fils, je sentais vraiment qu’il se languissait de manger comme nous! Mais même après commencé la diversification, j’avais encore le droit à « il doit en avoir marre du lait ». Un bébé doit avoir son apport lacté jusqu’à deux ans, donc pourquoi lui donner du lait artificiel si mon lait maternel lui convient! Et puis plus l’enfant grandit, plus on vous fait remarqué qu’il serait temps d’arrêter l’allaitement ou on vous demande « tu comptes l’allaiter jusqu’à quel âge?! ». Ayant allaiter Mila jusqu’à 16 mois, pour Taïs j’avais décidé que j’aurais également un allaitement long. Pour ma fille, je ne m’étais jamais dit que je partirais sur un allaitement long. Mais j’ai tellement galéré au début de mon allaitement, qu’une fois mis en place je me suis dit « j’amortis tous les efforts investis! ». Plus sérieusement, j’étais très fusionnelle avec ma fille voire « trop » puisqu’on m’a conseillé d’aller voir des psychologues spécialisées dans la relation mère-enfant. L’échéance de mon allaitement était un sujet de discussion (problématique?). Je suis en train de relire des notes que je prenais à l’issue des séances et voilà comment je vivais la chose (Mila devait avoir 6 mois):

  • lien physiologique : nous relie toutes les deux.
  • je suis irremplaçable, c’est notre moment. Je redoute la fin car petit à petit, Mila a moins besoin de moi pour ses besoins (coucher, sieste, petits pots) : il ne me reste que le lait. Et je me souviens maintenant que les psychologues voulaient me faire comprendre que Mila avait besoin de moi pour d’autres choses que ses besoins vitaux (heureusement!). Mais il me semble aussi qu’on essayait de me faire comprendre que l’allaitement, entre autres, pouvait être un obstacle à l’ouverture de Mila aux autres, à la place de son père dans notre trio, à notre individualité et autonomie respectives (le fameux « il faut couper le cordon! »). Passé le 6ème mois, n’attendez pas trop de soutien de la part des professionnels dans votre choix d’allaiter !
  • ce n’est pas un acte égoïste (j’étais extrêmement possessive avec ma fille à l’époque et donc je me défendais par rapport à l’allaitement) car l’allaitement est compliqué, demande beaucoup de persévérance, c’est une souffrance physique, mais c’est bon pour la santé de Mila.
  • fierté de réussir (moi qui n’avait pas réussi à tomber enceinte pendant des années, je réussissais à allaiter là où tant d’autres femmes avaient échoué).

Je suis très émue en relisant ces notes car les souffrances de l’époque remontent. Mais ça résume vraiment mon état d’esprit à ce moment charnière où l’on attend de nous qu’on arrête l’allaitement et les motivions profondes qui m’ont poussé à me lancer dans un allaitement long. Au-delà des difficultés de l’allaitement, ce sont des moments inestimables partagés avec notre enfant, ça crée un lien physiologique mais surtout un lien affectif très fort. Mes enfants sont vraiment très câlins et très fusionnels avec moi et je pense que l’allaitement y contribue pour beaucoup.

En résumé, n’allaitez pas parce qu’on dira de vous que vous êtes une meilleure mère, n’arrêtez pas parce qu’on vous fait comprendre qu’il est temps de couper le cordon. Ce choix vous revient. Ecoutez-vous, faites comme vous le sentez. Il faut choisir l’option qui vous convient le mieux à vous et votre enfant. Il est important de bien vivre son allaitement dans sa tête, d’être en accord avec ses envies. Et sans une véritable motivation, il sera difficile de réussir son allaitement.

Allaiter : avoir une volonté de fer pour surmonter les obstacles

L’allaitement n’a pas été pour moi un long fleuve tranquille.

Déjà je partais défaitiste. J’avais tellement eu des retours d’échecs autour de moi : la mère qui n’avait pas assez de lait, l’allaitement qui était trop douloureux, l’enfant qui prenait trop le sein ou au contraire qui ne voulait plus le prendre ! Franchement, je ne pensais pas y arriver. Surtout que par expérience, je sais que les choses, même si elles sont naturelles, n’en sont pas pour autant plus simples. Mais j’y suis arrivée ! Donc je vous l’assure, avec les bonnes informations, l’aide de professionnels en allaitement et de la volonté, c’est tout à fait faisable. Et je parle en connaissance de cause, car les obstacles ont été nombreux.

Tout commence à la maternité. Vous n’aurez aucune sage-femme qui vous conseille la même chose. Tétine, bout de sein, position, alternance avec le biberon : les avis divergent. Et au final, les premières mauvaises habitudes sont prises. Pour ma part, j’ai eu la chance que la sage femme envoyée à domicile par l’assurance maladie dans le cadre du suivi post-accouchement soit pro-allaitement. Sinon je n’aurai jamais pensé à aller voir un professionnel en allaitement. Si elle n’avait pas été là, je n’aurais jamais réussi à allaiter et je ne l’en remercierai jamais assez.

Mila était prématurée (née à 35 semaine et demi, 2,390kg), elle devait donc prendre des biberons de compléments spéciale préma. La sage femme m’a mise en garde que si je donnais le sein et le biberon, ma fille finirait par choisir le biberon car c’était pour elle le plus simple. Elle m’a donc conseillé de tirer mon lait, ce qui permettait d’une part de stimuler ma lactation (car les petites tétées de Mila n’étaient pas suffisantes et moins j’aurais de lait plus elle se détournerait du sein) et d’autre part, de remplacer les biberons de complément par mon lait maternelle. Au début, je n’avais que très peu de lait, mais à force de tirer j’en avais de plus en plus. Pour lui donner, nous avons mis en place toute une mécanique ! Je mettais mon lait tiré dans un biberon sur lequel j’avais percé la tétine et passé un petit tuyau flexible (utilisé pour les prises de sang). Un peu avant la fin de la tétée, je mettais l’autre bout du tuyau sur mon sein et du coup ma fille aspirait le lait. Cette technique était certes pas très pratique et contraignante mais elle a permis à Mila de prendre du poids. Au bout de quelques jours, j’ai pu ne lui donner que mon sein.

Quelques autres conseils que ma sage-femme m’a prodigué pour réussir mon allaitement:

  • garder au maximum l’enfant contre soi pour l’inciter à prendre le sein (alors que moi je la laissais toute la journée dans son couffin, non pas que je ne voulais pas la prendre j’en crevais d’envie, mais vous connaissez le fameux conseil « ne l’habitues pas aux bras! »).
  • éviter la tétine. A la maternité, nous n’avions pas donné la tétine à Mila car elle ne pleurait pas, elle dormait beaucoup et n’en avait donc pas besoin. Une pratique que la sage femme m’a encouragé à continuer car la tétine peut perturber la mise en place de lactation. L’enfant comble son besoin de succion avec la tétine et réclame moins la tétée. De même, le nourrisson peut reproduire la succion de la tétine qui est différente de la technique de succion du sein et qui peut être a l’origine de douleurs. Mila a finalement pris la tétine la nuit à partir de 4 mois et la journée 4 mois et demi, sur les conseils de la PMI pour espacer les tétées qui étaient considérées comme trop nombreuses (toutes les deux heures). Pour Taïs, c’est vrai que j’ai adopté assez rapidement la tétine (vers un mois je crois) car il pleurait beaucoup, j’avais beaucoup moins de patience et l’allaitement était bien mis en place. Ça n’a pas eu de répercussions.
  • adopter les bonnes positions d’allaitement : Les positions du corps de bébé par rapport au sein (madone, madone inversée, ballon de rubgy, allongée sur le côté…) mais aussi de sa bouche (lèvres, langue) sur le sein. Ces positions permettent de prévenir des douleurs de mamelons et donc des crevasses et de bien démarrer l’allaitement. Il faut également s’installer confortablement et être détendue.

L’allaitement exclusif était enfin mis en place et là j’ai développé une infection (une mastite). C’était une douleur juste horrible. Je pleurais dès que j’approchais Mila de mon sein. Je me souviens que la sage-femme m’avait prescrit du violet de gentiane que je devais mettre sur mon mamelon avant chaque tétée. J’ai galéré à en trouver, du coup l’infection à trainer des semaines. Après la tétée, Mila était toute violette, on en avait pleins les vêtements.

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Encore une fois, au lieu d’être encouragée, on me disait « Arrêtes si c’est pour souffrir comme ça ». Mais non, c’était hors de question. J’avais eu trop de mal à mettre en place ma lactation pour arrêter maintenant.

Une fois les difficultés du début d’allaitement passées, je ne vais pas vous dire que ça glissait comme sur des roulettes. A plusieurs périodes, j’ai rencontré des difficultés. Il y a eu les périodes où Mila était distraite et préférait regarder autour d’elle que manger. La sage femme m’a dit que c’était normal, elle était dans sa phase de découverte. Il fallait que je trouve un truc pour capter son attention (comme un collier) et sinon la laisser regarder et reprendre la tétée après. Il y a aussi eu les périodes où elle pleurait au sein. Ça correspondait parfois aux pics de croissance (mais pas toujours) et j’avais l’impression que je n’avais pas assez de lait. La sage-femme m’a rassurée en me disant qu’on a forcément du lait. Mais que j’avais atteint un rythme de croisière et donc mes seins ne stockaient plus de lait mais produisaient à la demande. D’où bébé qui peut s’impatienter. On peut alors stimuler la lactation en massant les seins. La fatigue peut aussi jouer sur l’allaitement. Et c’est vrai que je l’ai constaté.

Pour Taïs, heureusement, l’allaitement a été moins difficile, car franchement je ne suis pas certaine que j’aurais réussi à revivre ça. Avec deux enfants, j’étais beaucoup plus fatiguée et beaucoup moins patiente. A sa naissance, Taïs a tout de suite compris comment prendre le sein. J’étais tellement contente que ça se fasse si facilement que je l’ai laissé pendu aux seins pendant quasiment 48h. Il pleurait je l’y mettais et comme il pleurait pas mal ! Résultat, j’ai eu des crevasses! J’ai commencé à souffrir et me suis demandé comment j’ai fait pour souffrir aussi longtemps avec mon infection pour Mila. Là je ne me sentais pas de revivre ça. J’ai donc appelé ma sage femme. En plus je souffrais de la cicatrice de ma césarienne, j’avais le baby blues, elle était le remède à tous mes maux. J’avais besoin d’elle pour m’aider à bien démarrer mon allaitement comme elle l’avait fait pour Mila. Et effectivement, elle m’a rappelé les bonnes positions. Parce que moi j’étais rester sur les habitudes d’allaitement d’un bébé de 16 mois. Or, on allaite pas un nourrisson comme un enfant de 16 mois! Il fallait mettre en pratique tous les bons gestes en matière d’allaitement. En plus, j’avais fait une pause de 4 mois, donc il fallait que la machine se remette en place. Heureusement, les crevasses sont parties rapidement. Et ensuite, je n’ai plus rencontré de douleurs. En revanche, je me souviens que j’ai eu pas mal de périodes où Taïs pleurait beaucoup au sein. Je pense que j’étais très fatiguée et que ça devait jouer sur ma lactation. J’ai donc pris beaucoup de tisane d’allaitement. J’avais l’impression d’avoir plus de lait.

 

Un sevrage progressif

J’ai allaité Mila jusqu’à ses 16 mois et Taïs jusqu’à ses 14 mois. Pour les deux, j’ai supprimé progressivement les tétées.

Pour Mila, j’étais en allaitement à la demande, elle prenait une tétée toutes les deux heures. Et un peu avant ses 7 mois, à la PMI, on m’a demandé si elle était bien à 4 repas par jour. Et là je n’ai pas compris, car moi j’en étais resté à l’allaitement c’est à la demande. Et on m’a expliqué qu’il fallait structurer ses journées avec des repas comme nous (petit déjeuner, déjeuner, goûter et diner, à la rigueur une tétée nuit pour l’instant). Donc moi, bête et disciplinée, je suis passée de 12 tétées à 5! Je ne me souviens plus comment. Je crois avoir souvenir de beaucoup occuper Mila pour la faire patienter. Au bout de quelques semaines, je suis repassée à 6 tétées. Ensuite, j’ai retiré progressivement les tétées, à partir de 10 mois je crois. Le goûter, le déjeuner, le dîner et le petit déjeuner, en remplaçant la tétée par des produits laitiers (fromage, yaourt). J’ai essayé le lait infantile, puis le lait de vache, nature et avec des saveurs, elle n’en a jamais voulu. Pour la nuit, on m’a conseillé de lui donner de l’eau. Pour l’unique tétée de la nuit qu’il restait (en général, parfois c’était plus), une nuit elle ne s’est pas révéillée pour réclamer et le lendemain à nouveau. Et c’était parti, elle faisait enfin ses nuits! Bon c’est un grand mot, car il y a (encore parfois) les réveils pour le biberon d’eau ou parce qu’elle est agitée. Je pensais que Mila ne faisait pas ses nuits car je l’allaitais mais j’ai eu plusieurs retours d’expérience de mamans allaitantes dont les bébés ne tétaient pas la nuit. Malheureusement pour Taïs, j’ai vécu la même chose. Pour Mila, j’ai commencé le sevrage car j’essayais d’être enceinte. Puis je suis tombée enceinte, Mila avait 12 mois. Je n’ai pas voulu arrêter brusquement donc on a vraiment pris le temps. Mais il est vrai qu’avec la grossesse (et je passais un concours à la même époque), j’étais très fatiguée. J’avais hâte que l’allaitement s’arrête car je voulais souffler avant de reprendre avec Taïs. Il est important que l’allaitement reste un plaisir et ne devienne pas une contrainte, sinon il vaut mieux arrêter.

Pour Taïs, j’ai commencé le sevrage car je pensais reprendre le travail vers ses un an donc je voulais faire les choses progressivement. J’ai directement remplacé par les produits laitiers, car je ne voulais pas lui donner du lait artificiel. Je pense avoir remplacé la tétée du goûter vers ses 10 mois et ensuite le mois suivant le déjeuner. Cet été, j’étais très fatiguée avec les nombreuses tétées la nuit (parfois toutes les 2h!) et j’avais beaucoup maigri à cause de l’allaitement. Et je ne supportais pas d’être aussi mince voire maigre. Du coup, c’est vrai que j’ai fait passée mes besoins avant ceux de mon fils et j’ai accéléré la suppression des tétées du diner et du petit déjeuner. Le petit-déjeuner, c’était compliquée car parfois Taïs se réveillait très tôt le matin et je me me voyais pas aller lui donner un petit déjeuner dans la cuisine aussi tôt, donc je lui donnais la tétée pour qu’il se rendorme et ensuite il reprenait un petit déjeuner (jus, galette de riz ou autre et yaourt nature) avec nous. Avec la rentrée, ça a facilité les choses. Comme on se levait tôt le matin, il prenait directement son petit déjeuner. Avec le nouveau rythme de la rentrée, il a également commencé à faire des nuits plus longues. Puis il a de moins en moins voulu le sein quand il se réveillait. Alors que pour ma part, j’avais assez mal vécu la séparation de la rentrée, donc quitte à être réveillée la nuit, ça ne me dérangeait pas de lui donner la tétée. Mais franchement, je m’y suis faite rapidement et ça fait du bien aussi d’arrêter.

J’ai allaité pendant 3 ans, et malgré les difficultés, ça a été une superbe expérience que je compte revivre avec mes prochains enfants. Je n’ai pas de regrets quant au fait d’avoir sevré trop tôt ou trop tard mes enfants. Nous avons été à notre rythme. Je suis fière de mon parcours et du lien très fort que nous avons tissé avec mes enfants.

Si allaiter est vraiment votre désir, n’hésitez pas à vous faire aider de mamans qui ont vécu des allaitements longs, certaines sont vraiment expertes sur le sujet. Il y a également des consultations gratuites en lactation dans les PMI.

2 réflexions sur “Retour d’expérience sur 3 ans d’allaitement

    1. Merci beaucoup, ça me touche😘 Mais tu peux être fière de toi, car continuer d’allaiter en travaillant ça ne doit pas être évident. Moi j’ai eu la chance de ne pas travailler à cette période. Je sais pas si j’aurais réussi à allaiter aussi longtemps en travaillant.

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