La pédagogie Montessori

Ça fait déjà un bout de temps que je prévois de faire une série d’articles sur la pédagogie Montessori. Ces articles sont tout d’abord l’occasion pour moi de bien comprendre et assimiler cette pédagogie. Je suis peut-être un peu scolaire mais j’ai toujours fonctionné comme cela. J’ai besoin de poser les mots par écrit, de hiérarchiser les idées, de les synthétiser pour me les approprier. Ensuite, quitte à le faire pour moi autant en faire profiter des personnes, qui comme moi, souhaitent se lancer dans la pédagogie Montessori. J’espère donc que ces articles vous seront utiles.

Ce premier article vous présente les principes de la pédagogie Montessori.

Les articles suivants présenteront ses applications dans les domaines suivants :

  • Vie pratique
  • Exploration sensorielle
  • Motricité
  • Langage
  • Lecture et écriture
  • Mathématiques
  • Nature

Je ne les présenterais pas forcément dans cet ordre. La lecture et l’écriture viendront assez rapidement car c’est la préoccupation du moment avec Mila qui présente un grand intérêt pour les lettres.

Ces articles s’appuient sur la lecture d’ouvrages, dont vous trouverez la bibliographie à la fin de l’article, ainsi que sur des activités que j’ai mis en place et du matériel que j’ai crée.

Pourquoi m’intéresser à la pédagogie Montessori?

J’y suis venue par hasard. Il y a quelques mois, nous avons traversé une période compliquée avec Mila. Elle refusait tout ce qu’on lui demandait et ça finissait souvent en cris et pleurs. J’ai donc été sur Amazon chercher un livre sur l’éducation bienveillante et dans les recherches associées je suis tombée sur des livres Montessori. Je connaissais de nom mais sans savoir de quoi il relevait. Je suis curieuse de nature surtout quand il s’agit de l’éducation de mes enfants qui est très importante à mes yeux. J’ai donc mis dans mon panier (pour plus tard) le manuel pratique de la méthode Montessori écrit par Maria Montessori, qui me semblait être la base pour comprendre cette pédagogie, et quelques manuels d’activités car j’adore faire des activités à la maison et que ce serait l’occasion de faire autres choses que des activités manuelles et créatives.  Et puis les mois sont passés, et en août je décide de lancer mon blog parental. J’adore ma vie de maman, j’ai envie de partager et transmettre mes expériences, d’échanger avec d’autres parents sur l’éducation, mais aussi sur des idées d’activités, de sorties, de jouets, de livres. En pleine auto-analyse de l’éducation que je dispense à mes enfants, je me dis que c’est le moment de me plonger dans la pédagogie Montessori, d’autant qu’avec Mila qui va désormais à l’école et Taïs chez l’assistante maternelle, je vais avoir plus de temps. Oui mais en fait pas tant que ça, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle mon article est publié que 3 mois plus tard!

En lisant ces manuels, je me suis rendue compte que cette pédagogie me correspond sur beaucoup de points et que sans le savoir j’appliquais déjà certains de ses principes.  Par exemples:

    • Impliquer l’enfant dans les activités de la vie pratique et favoriser son autonomie. Très tôt, j’ai initié Mila à la pâtisserie et à la cuisine, je l’ai faite participer aux tâches ménagères comme l’arrosage des plantes, les poussières et je lui ai appris à manger, s’habiller et se laver seule (je dis « je » mais mon conjoint aussi). En toute franchise, nous avons initié cela tôt mais il y a ensuite eu une période où nous lui avons moins laisser faire seule par manque de temps, pour aller plus vite. Depuis que je me suis mise à la pédagogie Montessori, j’essaie au maximum de lui permettre à nouveau de faire les choses seules mais j’y reviendrai dans l’article dédié à la vie pratique.
    • Organiser l’espace enfant en attribuant une place à chaque chose. Il s’agit d’un de mes crédos favoris (je vous en parlais d’ailleurs dans le premier article de mon blog). Je suis une maniaque de l’organisation à la maison, j’aime que les choses aient une place dédiée et soient rangées. Donc naturellement j’ai appliquée ce principe dans la chambre et la salle de jeux des enfants. Je trouve que ça donne plus envie de jouer que si tout est mélangé. Les jouets sont regroupés par fonction (jeux d’imitation, jeux de construction, jeux pédagogiques…) et quand on range, on ne mélange pas ! D’ailleurs, si Mila n’est pas fan du rangement, en revanche quand elle le fait elle remet chaque chose à sa place.
    • Apprendre en s’amusant. J’ai adoré l’école, les études supérieures et j’adore apprendre d’une manière générale. Apprendre pour moi mais aussi apprendre aux autres. Un concours à préparer, un examen à passer, je suis toujours là pour proposer mon aide! Donc imaginer le bonheur de pouvoir apprendre à mes enfants. Très tôt, je leur ai appris les parties du corps, les couleurs, les formes, du vocabulaire (les animaux, les aliments, les objets de la maison…), mais toujours dans le bon contexte et en s’amusant. On fait la toilette, je nomme les parties du visage et du corps en les nettoyant. On fait de la peinture, je nomme les couleurs et je montre les mélanges de couleurs. Pour le vocabulaire, on regarde les imagiers, on lit des livres, etc. On joue également à des jeux ludo-pédagogiques.
  •  

Suite à la lecture de ces manuels, j’ai donc commencé à pratiquer la pédagogie Montessori à la maison de façon plus réfléchie. J’ai mis en place des activités et plus récemment aménager un espace Montessori. Pour les apprentissages plus scolaires comme les mathématiques, la lecture et l’écriture, je me sers de la pédagogie Montessori comme référentiel pour veiller à bien respecter le rythme et la logique d’apprentissage des enfants. En revanche, je ne suis pas quelqu’un de puriste, j’aime piocher un peu partout, faire un mix pour faire les choses à ma sauce. Une fois la pédagogie Montessori bien intégrée, je prévois de m’intéresser aux autres pédagogies alternatives pour diversifier et enrichir les apprentissages de mes enfants.

 

Qui était Maria Montessori ?

Maria Montessori (1870-1952) était une femme médecin psychiatre et pédagogue italienne.

Elle a fondé sa pédagogie sur sa connaissance de l’enfant et de ses besoins, issue de sa longue observation.

Son observation scientifique des enfants commence avec des enfants déficients. Elle découvre qu’on peut les aider davantage par l’éducation que par la médecine. Elle arrive à les faire progresser et même réussir des examens du cursus classique pour certains. Puis elle s’occupe d’enfants d’âge pré-scolaire.  Elle fonde alors sa première « Maison des enfants », qui devient son laboratoire d’expérimentation où elle construit et éprouve sa méthode pédagogique. Elle élabore un matériel spécifique, aménage les lieux et met en place sa méthode d’auto-éducation.

A l’époque, la personnalité de l’enfant est complètement négligée et déconsidérée. Pour Maria Montessori, ce n’est pas de l’éducation mais de l’enfant qu’il faut se préoccuper. Elle fonde donc sa théorie éducative sur le développement libre et individuel des enfants, en plaçant l’enfant au centre, en le considérant comme le guide de sa propre éducation. L’objectif de l’enfant n’est autre que celui de se développer. Il s’agit de lui faire confiance et de lui donner les moyens de devenir lui-même, d’une part, en le laissant apprendre ce qui l’intéresse vraiment, au bon moment, à son propre rythme (en respectant sa personnalité) et d’autre part, en libérant les obstacles qui entravent son développement et en lui apportant les aides adaptées et justes. Deux phrases résument bien la pédagogie de Maria Montessori : « Apprends-moi à faire seul » et « L’enfant n’est pas un vase que l’on remplit mais une source que l’on laisse jaillir. »

En 1929, Maria Montessori fonde l’Association Montessori Internationale dont les objectifs sont de préserver, propager et promouvoir les principes pédagogique et pratiques qu’elle a formulé.

 

Les principes de la pédagogie Montessori

  • L’esprit absorbant

Jusqu’à 6 ans, l’enfant se caractérise par sa grande capacité d’absorption de tout ce qui l’entoure. Cet « esprit absorbant » lui permet d’acquérir des connaissances sans effort et de s’instruire lui-même. Maria Montessori donne l’exemple du langage. L’enfant baigne dans un environnement langagier et apprend ainsi tout seul, par imprégnation, sans efforts particuliers.

  • Les périodes sensibles

Selon Maria Montessori, l’enfant n’acquiert pas toutes les compétences en même temps mais durant ce qu’elle appelle les « périodes sensibles ». Lors de ces diverses phases, il est en mesure d’acquérir facilement des compétences précises. Il éprouve une sensibilité pour un point particulier de son développement et veut le travailler à fond (ou pour un sujet qu’il veut étudier). Il est alors très concentré et son activité est intense. Il en ressort calme, nourri et épanoui. Une fois la notion acquise, la sensibilité cesse. En dehors de ces périodes sensibles, il est plus difficile pour lui d’acquérir la capacité en question. C’est pourquoi il est important d’optimiser ses périodes. Pour repérer ces périodes sensibles, il suffit d’observer son enfant. Lorsqu’il manifeste un grand intérêt pour un même genre d’activités, c’est le début d’une période sensible. Il est donc primordial que l’environnement offre, au bon moment, à l’enfant les moyens de répondre à ses besoins, en proposant du matériel adapté.

    • La période sensible du mouvement (dès la naissance, pic vers 18 mois-2 ans) : l’enfant a besoin de marcher beaucoup, d’être actif et maître de ses actes.
    • La période sensible de l’ordre (entre 1 an et 6 ans) : le plaisir du rangement est une activité principale. L’enfant classifie, ordonne, trie, élabore un raisonnement.
    • La période sensible de la coordination des gestes (environ de 18 mois à 3/4 ans): l’enfant affine l’usage de ses mains, il prend plaisir à manipuler le matériel avec des gestes précis. Apparition des premiers gestes graphiques.
    • La période sensible du développement des sens (entre 2 et 6 ans) : l’enfant affine ses perceptions.
    • La période sensible du langage (entre 2 ans et 6 ans) : après les débuts, le langage explose. L’enfant ensuite aime répéter, nommer les choses puis se met à discuter.
    • La période sensible du comportement social (environ de 2 ans et demi à 6 ans) : l’enfant imite le comportement des autres, se construit son image et cherche à appartenir au groupe.
    • La période sensible de la lecture (entre 4 et 8 ans) : découverte des lettres et poursuite de l’apprentissage autonome.
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  • L’éducation sensorielle

Maria Montessori insiste beaucoup sur l’importance de la manipulation dans les apprentissages, qui ne peuvent pas se faire seulement par la compréhension intellectuelle. Les mains sont l’instrument de l’intelligence. Il ne peut y avoir développement intellectuel sans exercices, ni d’exercices sans objets externes sur lesquels s’exercer. Il est donc essentiel que l’enfant ait des objets à manipuler, des objets qui par eux-mêmes apportent des informations utiles à son apprentissage, lui transmettent des notions comme le tri avec des formes ou le calcul avec des perles. Il ne pourra atteindre une certaine abstraction que s’il a d’abord manipulé ce matériel.

La pédagogue a donc conçu un matériel sensoriel pour permettre à l’enfant d’éduquer ses sens.

Son matériel pédagogique se caractérise par :

    • L’isolement d’une seule caractéristique (forme, taille, couleur…): le matériel amène l’enfant à distinguer une seule chose à la fois. Par exemple, si l’on veut que l’enfant absorbe la notion de taille, seule la variable taille doit changer et non la couleur, la forme…
    • Le contrôle de l’erreur : l’enfant peut savoir s’il a réalisé l’exercice correctement sans avoir besoin de faire appel à l’adulte, mais juste en regardant ce qu’il a réalisé.
    • L’esthétisme : c’est un élément très important pour que l’enfant prenne plaisir à manipuler.
    • La progressivité : le matériel doit être présenté progressivement, en respectant la progression et le rythme de l’enfant.
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  • La liberté d’action individuelle

Dès qu’il laisse libre cours à son propre schéma de développement, l’enfant fait preuve d’une activité surprenante et d’une capacité impressionnante à perfectionner ses actes. L’enthousiasme à faire seul produit un apprentissage de qualité. En laissant l’enfant faire ses propres expériences en fonction de ses besoins, il va en grandissant devenir maitre de ses choix et son existence. Il importe donc de libérer les obstacles qui entravent son développement et de l’aider à vivre.

C’est pourquoi dans la pédagogie Montessori appliquée en classe ou à la maison, l’enfant est libre de choisir ses activités, d’aller chercher un matériel et de l’utiliser autant de fois qu’il le souhaite. Il va ainsi pouvoir répéter l’exercice jusqu’à y arriver parfaitement. Les notions de libre choix, d’autonomie et de répétition sont déterminantes pour permettre un apprentissage durable.

Pour autant, il ne s’agit pas d’abandonner l’enfant à lui-même en le laissant suivre n’importe quelle envie. Pour laisser à l’enfant sa liberté d’action, il est nécessaire de préparer en amont un environnement adapté à son développement et lui permettant de se sentir en sécurité. De même, s’il faut laisser des libertés à l’enfant adaptés à son âge et à ses capacités, il faut veiller à ce qu’il respecte une certaine discipline. Par exemple dans une classe Montessori, l’enfant est libre de travailler ou de ne pas travailler, à condition de respecter le travail des autres. Il est libre d’aller chercher un matériel et de l’utiliser le temps qu’il souhaite mais il doit le ranger à sa place quand il a fini. Selon Maria Montessori, les concepts de discipline et de liberté sont différents mais complémentaires. Elle constate qu’en étant libres dans leurs actes, les enfants sont heureux d’obéir et une discipline spontanée émerge naturellement.

  • Un environnement bien préparé

Selon Maria Montessori, plus l’environnement joue un rôle éducatif, plus l’enfant se développera de façon active et spontanée.

Pour cela, l’environnement se doit d’être :

    • Garant de la liberté d’action de l’enfant

L’environnement ne doit pas constituer un obstacle à l’activité de l’enfant. Il doit donc être pratique et facile d’accès. De même, le mobilier et les objets doivent être proportionnés à la force, à la taille et à la mentalité de l’enfant. A l’école, cela se traduit par des portemanteaux à sa hauteur, des petites tables pour travailler et prendre les repas, de petit lavabos… A la maison, c’est parfois plus difficile, mais il faut essayer d’adapter au maximum l’environnement à l’enfant (par exemple, un marche-pied pour qu’il puisse aller seul aux toilettes et se laver les mains). En revanche, le mobilier et les accessoires n’ont pas besoin d’être incassables ou trop stables. Cela permet à l’enfant de comprendre qu’il ne doit pas avoir de mouvements trop brusques ou mal contrôlés. Ainsi il pourra se corriger, s’entrainer à être plus délicat pour devenir peu à peu maitre de ses mouvements. Toutefois, l’environnement doit également être sécurisant et sécurisé.

    • Adapté aux besoins de chaque période sensible

Pour que l’action spontané de l’enfant puisse s’exercer, l’environnement doit lui fournir des occupations matérielles, qu’il s’agit d’adapter en fonction de leurs sensibilités du moment.

    • Respectueux de l’ordre

Dans la pédagogie Montessori, « tout objet a sa place spécifique et tout objet doit retourner à la place qu’il occupait ». Il est impératif de procurer à l’enfant un lieu ordonné afin qu’il puisse retrouver chaque objet à une place définie. Cela favorise son autonomie. Et par ailleurs, si tout est mélangé, cela ne donne aucunement envie de jouer. De même, qu’il est préférable de limiter la quantité d’objets présents afin que l’enfant en ait en tête une photographie exacte. Il s’agit d’un point tranquillisant pour l’enfant. Il vaut mieux également éviter la surcharge de couleurs et de décoration pour créer un environnement serein. Une atmosphère d’ordre et de calme est un état nécessaire au développement spontané des enfants.

Toute action qui amène l’enfant à se servir des objets doit se terminer en les remettant à leur place mais aussi en bon état. Par exemple, s’il mouille la carafe en changeant l’eau des fleurs il l’essuiera soigneusement. Mais ces objets ayant servis à essuyer ont aussi une place attitrée et il faut les maintenir propre. Les actions s’enchainent les unes au autres, ce qui conduit l’enfant à organiser sa propre pensée.

    • Joyeux et agréable

L’esthétique des choses a une très grande importance. Tout objet, aussi insignifiant soit-il, doit avoir son attrait particulier. Cela permet non seulement de captiver l’attention de l’enfant, mais ce dernier y apportera également un soin plus attentionné.

  • L’adulte accompagnant

Maria Montessori affirme que nos soins excessifs envers l’enfant l’empêchent d’exercer ses propres activités et par conséquent de développer sa propre personnalité. A chaque fois qu’un adulte aide un enfant alors que c’est inutile, il entrave son développement. Au contraire, il doit l’aider à tout faire par lui-même, autant que possible, sans jamais agir à sa place à moins que cela ne soit absolument nécessaire. Il doit l’aider à agir par lui-même, à vouloir par lui-même, à penser par lui-même. Si l’enfant est confronté à une difficulté, il le laisse la surmonter tout seul.

L’adulte accompagne l’enfant avec bienveillance et discrétion dans ses besoins de développement. Il doit privilégier une attitude d’observation. Lorsque l’enfant est en activité, l’adulte doit éviter de donner des conseils, des ordres, de corriger ou même de féliciter. Si l’enfant demande l’approbation de l’adulte, ce dernier se réjouit seulement du succès obtenu avec par exemple un « comme c’est beau ».  L’enfant joue et apprend par lui-même et fait au mieux de ses possibilités. Il faut apprendre à lui faire confiance. La seule présence silencieuse est un signe d’attention pour l’enfant qui a besoin de se sentir accompagné quand il apprend.

Par ailleurs, l’adulte doit être un trait d’union entre l’enfant et l’environnement.

Tout d’abord, il veille à maintenir l’environnement en ordre, en conservant les objets intacts et correctement rangés, et une atmosphère calme. Un état nécessaire au développement spontané des enfants.

Ensuite, il guide l’enfant dans son environnement en fonction de ses besoins spécifiques. Il doit repérer la capacité intellectuelle qu’un enfant a envie de développer pour mettre à sa disposition le matériel adéquat. Il laisse l’enfant choisir ses occupations et aller à son rythme sans le brusquer.

Il doit également initier progressivement l’enfant à l’usage de tous les objets qu’il y a dans l’environnement. De façon à ce que l’enfant comprenne le déroulement de la tâche/activité et puisse se servir du matériel de façon autonome.

 

Bibliographie et présentation des ouvrages

 

  • Le manuel pratique de la méthode Montessori de Maria Montessori (Editions Desclée de Brouwer)

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Maria Montessori y présente les concepts fondateurs de sa pédagogie, qu’elle a développé dans les Maisons des Enfants. Elle décrit son matériel et ses activités. Le livre est illustré de photos personnelles.

Les notions d’esprit absorbant et de périodes sensibles n’y sont pas traitées, il ne peut donc être suffisant à la compréhension de la pédagogie Montessori.

  • 100 activités d’éveil Montessori d’Eve Hermann (Editions Nathan)

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Cet ouvrage propose 100 activités réparties dans 8 domaines : la vie pratique, la vie sensorielle, le travail de la main, le langage, les activités manuelles et créatives, la motricité globale, la motricité globale et la nature.

Je le trouve vraiment agréable à lire. Pour chaque activité, l’intérêt pédagogique est expliqué, de même que la manière de présenter cette activité et le matériel qui peut être utilisé.

  • Montessori à la maison de Delphine Gilles Cottes (Editions Eyrolles)

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Les grands principes de la pédagogie Montessori sont présentés en introduction.

80 activités sont proposées avec pour chacune d’elle un tutoriel pour fabriquer son matériel d’inspiration Montessori et un explicatif pour présenter l’activité aux enfants. Les activités se répartissent entre les domaines suivants : les exercices préliminaires, la vie pratique, verser et extravaser, la découverte des sens, le tri, les pinces, les couleurs, les activités du jardin. Personnellement, je suis moins fan de cette organisation des thématiques car je trouve que des grandes catégories sont mélangées avec des sous-catégories (je suis assez rigide en terme de classification) mais ça permet de trouver facilement un type d’activité recherché (travailler la pince, le transvasement).

  • Le grand guide des pédagogies alternatives de Madeleine Deny et Anne-Cécile Pigache (Editions Eyrolles)

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Chaque pédagogie se présente de la façon suivante : Histoire, influence et héritage du pédagogue, Grands principes, Le matériel, Activités (dans les domaines clés de la pédagogie), Qu’en pensent les enfants ?/Quel rôle  a le parent ?

Bien qu’il n’y ait que 28 pages sur la pédagogie Montessori, je trouve qu’il est très bien pour la comprendre dans son ensemble. Les grands principes y sont et sont bien synthétiser. J’aime bien aussi la partie matériel. Et à la différence des deux ouvrages d’activités précédents, ce manuel présente quelques activités de lecture/écriture et de mathématiques. Mais pour aller plus loin dans ces domaines, il faut compléter par des manuels spécifiques. 

  • 100 activités Montessori pour préparer mon enfant à lire et à écrire de Marie-Hélène Place (Editions Nathan)

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Je n’ai pas découvert beaucoup d’activités que je ne connaissais pas déjà. Mais pour quelqu’un qui s’initie à la pédagogie Montessori, il est très bien. J’apprécie notamment l’approche progressive avec des activités à proposer dès deux ans : développer le sens de l’écoute, travail de la main… Dans ce sens, il est plutôt complet (en revanche, il ne parle pas de la boite à sons). Certaines activités relèvent du bon sens, mais il est parfois bien de le rappeler. Le livre se lit facilement et rapidement.

3 réflexions sur “La pédagogie Montessori

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